Dire qu’un CDD peut s’étirer à l’infini relève du fantasme : le Code du travail encadre strictement la durée, et la moindre approximation dans la rédaction d’un contrat peut coûter cher à l’entreprise. Oublier une mention ou mal formuler une période d’essai, c’est risquer une requalification ou des sanctions qui tombent sans préavis.
Pour tracer la ligne exacte entre deux dates d’engagement, Excel cache dans ses formules un allié redoutable : la fonction DATEDIF. Elle calcule précisément l’écart entre une embauche et une sortie, la fin d’une période d’essai ou le renouvellement d’un contrat, sans fausse note.
Ce qu’il faut absolument savoir sur les contrats de travail : mentions, types et période d’essai
Un contrat de travail, qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI, engage bien plus que des signatures au bas d’une page. Il encadre la relation entre employeur et salarié sous l’œil attentif du code du travail. La moindre imprécision sur la durée, la mission, la qualification ou la rémunération ouvre la porte aux litiges, et transforme parfois un CDD en CDI. La signature du contrat intervient avant toute prise de poste, chaque détail compte et n’a rien d’accessoire.
Voici les éléments qui doivent absolument figurer dans un contrat de travail :
- Mentions obligatoires : identité des parties, intitulé du poste de travail, date d’effet, durée du contrat, conditions de renouvellement, modalités de la période d’essai et convention collective applicable.
- Types de contrats : le CDD répond à un besoin temporaire, lié à une tâche précise ou à un remplacement. Le contrat de travail temporaire (intérim) s’en approche, tout en impliquant une entreprise utilisatrice.
- Périodes et délais : la durée du contrat doit être indiquée explicitement, renouvellements compris. Entre deux CDD sur un même poste, un délai de carence s’impose, sauf si la convention collective prévoit une exception.
La période d’essai ne s’invente pas : elle doit apparaître dans le contrat et son calendrier varie selon le poste et le statut. Un oubli ou une formulation maladroite, et l’employeur perd sa marge de manœuvre pour rompre le contrat. Empiler les CDD sur un même poste expose à la requalification, car le droit du travail veille à protéger la stabilité de l’emploi et l’activité normale de l’entreprise.
Calculer facilement la durée entre deux dates de contrat avec la fonction DATEDIF dans Excel
Utiliser la fonction DATEDIF dans Excel devient vite un réflexe pour quiconque gère les contrats de travail. Qu’il faille déterminer la durée d’un CDD, le temps réel d’une mission ou l’intervalle entre deux engagements, Excel offre une solution fiable pour les RH, gestionnaires de paie ou responsables administratifs.
Quand il est question de calculer, au jour près, la période qui sépare deux dates, entrée et sortie d’un salarié, début et fin d’un contrat, ou intervalle entre deux missions, la syntaxe directe d’Excel évite les erreurs de calcul et garantit une traçabilité sans faille.
Voici comment utiliser la fonction DATEDIF selon la durée attendue :
- Pour connaître le nombre de mois : =DATEDIF(date_début; date_fin; ‘m’)
- Pour obtenir le résultat en années : =DATEDIF(date_début; date_fin; ‘y’)
- Pour calculer le nombre exact de jours : =DATEDIF(date_début; date_fin; ‘d’)
En pratique, le tableau Excel se transforme en registre fiable : chaque échéance, chaque renouvellement, chaque période d’essai s’y retrouve, sans place pour l’erreur. L’outil est devenu incontournable jusque dans les services juridiques les plus pointus, où la conformité et la précision guident chaque décision.
Dans le ballet quotidien des contrats, ceux qui savent compter le temps ne laissent rien au hasard. Avec DATEDIF, la durée n’est plus une approximation : c’est une certitude, à la virgule près.


