Assurance trottinette électrique : ce que la loi impose vraiment en 2026

En 2024, 59 % des conducteurs d’EDPM impliqués dans un accident n’étaient pas assurés. Un chiffre frappant, d’autant que l’assurance responsabilité civile est une obligation légale pour toute trottinette électrique circulant sur la voie publique, qu’il s’agisse d’un trajet urbain quotidien ou d’une sortie sportive en pleine nature. Voici ce qu’il faut savoir pour rouler en règle.

Une obligation légale souvent méconnue

En France, les trottinettes électriques bridées à 25 km/h appartiennent à la catégorie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés). À ce titre, elles doivent obligatoirement être couvertes par une assurance responsabilité civile, au minimum. Rouler sans assurance expose à une amende pouvant atteindre 3 750 €, mais aussi à la confiscation de l’engin, voire à une suspension de permis. En cas d’accident, le conducteur non assuré engage sa responsabilité personnelle pour indemniser les victimes, sans aucun plafond.

Un point que beaucoup ignorent : l’assurance habitation ne suffit pas. Elle peut couvrir certains dommages survenus à domicile, mais dès que la trottinette circule sur la voie publique, une couverture spécifique devient indispensable. Les usages sportifs engagés, comme la cani-trottinette tractée par un chien, méritent une attention particulière : certains contrats excluent les pratiques intensives, et la garantie corporelle du conducteur prend alors tout son sens. Pour ce type d’usage, il peut être utile de consulter les ressources dédiées à l’assurance trottinette électrique en contexte sport nature.

Des tarifs accessibles, des garanties à bien choisir

Bonne nouvelle : couvrir sa trottinette ne coûte pas forcément cher. Les offres du marché débutent autour de 27 €/an pour une responsabilité civile seule, soit moins de 2,50 € par mois. Des formules plus complètes, incluant la garantie vol, la protection contre la casse ou encore la garantie corporelle du conducteur (qui peut atteindre 500 000 € en cas d’accident grave), se situent entre 3,50 et 4,90 €/mois selon les assureurs.

Le tarif varie selon plusieurs critères : la vitesse maximale de l’engin (au-delà de 25 km/h, la trottinette est assimilée à un cyclomoteur et les exigences montent sensiblement), la valeur d’achat, l’âge du conducteur et le type d’usage. Pour les trottinettes peu coûteuses à usage occasionnel, la RC seule peut suffire. Pour un engin utilisé quotidiennement ou dans des conditions sportives, ajouter une protection corporelle et une garantie vol reste une précaution raisonnable.

Un contexte accidentogène qui justifie de ne pas attendre

Les chiffres de l’accidentalité pèsent dans la balance. En 2024, 45 personnes sont mortes sur une trottinette électrique en France, un bilan qui a plus que quadruplé depuis 2019. Entre avril et juin 2025, la mortalité des usagers d’EDPM a bondi de 57 % par rapport à la même période un an plus tôt. Plus de 900 personnes ont été blessées gravement sur les douze derniers mois. Dans la grande majorité des accidents, la collision implique une voiture.

Sur le plan réglementaire, le décret du 29 novembre 2024 a autorisé l’installation de feux stop et de clignotants sur les EDPM, une avancée saluée pour la sécurité des conducteurs. L’âge minimum requis reste fixé à 14 ans, et le port du casque est obligatoire hors agglomération. 

Avec un parc estimé à plus de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France, le sujet touche un nombre croissant de conducteurs. Prendre une couverture adaptée reste, dans ce contexte, la démarche la plus simple pour rouler sans risque financier ni juridique.

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