Avec près de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France et 600 000 ventes enregistrées en 2025, ces engins font désormais partie du paysage urbain quotidien. Mais leur popularité s’accompagne d’une accidentologie en forte hausse : 79 utilisateurs d’EDPM sont décédés en 2025, selon le bilan de l’ONISR publié en mai 2026. Autant de raisons de faire le point sur les obligations légales et les couvertures disponibles.
Une assurance obligatoire depuis 2019, et des sanctions réelles
Depuis 2019, tout engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) doit être couvert par une assurance responsabilité civile. La trottinette électrique n’échappe pas à cette règle, y compris pour un usage occasionnel. Rouler sans couverture expose à une amende pouvant atteindre 3 750 euros, la confiscation de l’engin, et d’éventuelles poursuites en cas d’accident causant des dommages à un tiers.
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Pour comparer les formules adaptées à votre situation, un guide dédié à l’assurance trottinette électrique recense les garanties disponibles et les prix pratiqués par les assureurs.
À noter : depuis le 1er avril 2024, la vignette verte n’est plus requise. La preuve d’assurance se vérifie désormais via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Il reste toutefois conseillé d’avoir son numéro de contrat à portée de main en cas de contrôle.
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Une idée reçue circule souvent : la responsabilité civile incluse dans un contrat multirisque habitation couvrirait la trottinette. C’est faux. Ce type de garantie exclut explicitement les véhicules terrestres à moteur. Un contrat distinct est obligatoire.
Quelles garanties choisir, et pour quel budget ?
Le prix d’une assurance trottinette électrique varie de 60 à 360 euros par an, selon la formule et l’assureur. La RC seule, couverture minimale légale, est accessible à partir de 60 euros annuels chez les mutualistes. Des garanties complémentaires existent : protection contre le vol (à partir de 8 euros par mois environ, avec franchise et plafond d’indemnisation), casse, ou encore dommages corporels du conducteur.
Ce dernier point mérite attention : la RC couvre les dommages causés aux tiers, pas les blessures du conducteur lui-même. Or les données de l’ONISR montrent que les utilisateurs d’EDPM représentent 36 % des blessés susceptibles de conserver des séquelles un an après leur accident. Ajouter une protection corporelle au contrat reste donc une précaution concrète, surtout pour une utilisation quotidienne en milieu urbain.
Quelques points à surveiller : débrider sa trottinette pour dépasser les 25 km/h autorisés peut entraîner la déchéance des garanties, en plus d’une amende de 135 euros. Depuis janvier 2026, la directive européenne 2021/2118 impose une couverture RC harmonisée dans l’UE, mais l’extension territoriale varie selon les contrats.
La réglementation autour des trottinettes électriques évolue vite, entre nouveaux décrets, suppression de la vignette verte et proposition de loi sur le casque obligatoire déposée en septembre 2025. Rester informé, et vérifier régulièrement sa couverture, fait désormais partie de la pratique responsable de ce mode de déplacement.

